LE CASTING

JULES RENARD

 

 Auteur

 

Jules Renard naît le 22 février 1864 à Châlon-sur Mayenne, dernier de trois enfants. Il grandit à Chitry. Il arrive à Paris en 1881, prépare le concours de l'Ecole Normale Supérieure, puis y renonce. Il décide de devenir écrivain et vit de petits emplois. Il écrit à sa sœur en 1888 : « En somme, c'est toujours la misère ». La même année, il épouse Marie Morneau qui a du bien et s'installe dans l'appartement de celle-ci rue du Rocher. Ce mariage « de raison » se révélera un mariage heureux. Il commence à publier, Les Cloportes, puis Crime de Village. Un fils lui naît en 1889 (Fantec), puis une fille en 1892 (Baïe). Il écrit L'Ecornifleur, puis l'année suivante Poil de Carotte, largement inspiré par son enfance malheureuse auprès d'une mère qui ne le supportait pas et d'un père passif et silencieux. Suivront Histoires Naturelles dédiées aux animaux, puis en 1897, Le Plaisir de Rompre, pour le théâtre. Son père, malade, se suicide le 19 juin d'un coup de fusil dans la tête. Jules Renard se partage entre Paris et Chaumot, où il loue La Gloriette. Il écrit en 1898 Pain de Ménage, puis Les Bucoliques, chronique paysanne où Philippe et Ragotte, le couple au service de sa famille, tiennent une place de choix, ainsi que leurs enfants, au travail dès la sortie de l'enfance. La pièce qu'il a adaptée de son roman Poil de Carotte est jouée au Théâtre Antoine en 1900. Son frère Maurice meurt juste avant. La même année, Jules Renard est fait Chevalier de la Légion d'honneur. Il est aussi élu conseiller municipal à Chaumot. En 1902, Le plaisir de Rompre entre au répertoire de la Comédie-Française. En 1904, Jules Renard est élu maire de Chitry, comme l'a été son père. Il le restera jusqu'à sa mort. En 1907, il est élu à l'Académie Goncourt. Le 5 août 1909, sa mère se noie dans le puits, sans qu'on puisse clairement savoir s'il s'agit d'un accident ou d'un suicide. Il est présent et tente, sans succès, de la sauver. En octobre a lieu la première de Ragotte à l'Odéon (Antoine). Jules Renard prépare sa réinstallation à Chitry. Atteint d'artériosclérose, il meurt le 22 mai 1910, à l'âge de 46 ans. Son journal et sa correspondance paraîtront en 1925-1927. On soupçonne sa femme d'en avoir détruit des passages.

CATHERINE SAUVAL

 

Comédienne

 

Après une formation au conservatoire d'Amiens dès l'âge de quinze ans où elle suit l'enseignement de Catherine Dutrillo, Catherine Sauval entre au Conservatoire national supérieur d'Art Dramatique de Paris en octobre 1981 pour y suivre notamment l'enseignement de Jean-Pierre Miquel, Jacques Lassalle, Denise Bonnal et Claude Regy.

Elle en sort en juin 1984 pour entrer à la Comédie-Française dès le mois de septembre. Elle devient la 483ème sociétaire le 1er janvier 1990 et le restera jusqu'en décembre 2015.

Au cours de ces 31 années de Maison, elle abordera tous les grands auteurs classiques, Molière bien sûr, Marivaux, Racine, Hugo, Shakespeare, Feydeau, Labiche, Sophocle, Tchekov, Musset, Schiller, mais aussi Hoffmansthal, Kleist, Koltès, Gogol, Genet, Bourdet, Horwath, Audureau, et des auteurs vivants comme Naomi Wallace, Lars Noren, Marie N'Diaye, Melquiot, Dea Loher...

Elle travaille sous la direction de metteurs en scène aussi divers que Jean-Pierre Vincent, Jacques Lassalle, André Engel, Marcel Bluwal, Lars Noren, Claude  Stratz, George Lavelli, Jean-Luc Boutté, George Lavaudant, Jean-Paul Roussillon, Ottomar Krejca, Roger Planchon, Denis Marleau, Lilo Baur, Frédéric Belier-Garcia, Anne-Laure Liegeois, Vicente Pradal, Jean-Claude Berutti, Hervé Pierre….

Philippe Lagrue lui offre en 2010 le rôle de la redoutable Mme Lepic dans sa mise en scène de Poil de carotte au Studio Théâtre, spectacle qui sera repris deux années de suite.

Catherine Sauval est Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.

PHILIPPE LAGRUE

 

Scénographie et création lumières

 

Directeur technique du Théâtre du Vieux-Colombier depuis 2015, après une trentaine d'années passées à la Comédie-Française en tant que régisseur général, puis directeur technique adjoint à partir de 2002, Philippe Lagrue a ainsi collaboré avec de grands noms de la mise en scène : Alain Françon, George Lavaudant, Antoine Vitez, Jean-Luc Boutté, Jean-Pierre Vincent, Anatoli Vassiliev, Jacques Lassalle, Alexander Lang, Jean-Paul Roussillon, Matthias Langhoff, Piotr Fomenko, Marcel Bluwal....Il signe les lumières de Griefs à partir de textes de Strindberg, Ibsen et Bergman par Anne Kessler, de Viento del pueblo autour du poète Miguel Hernandez, par Coraly Zahonero et Vicente Pradal, qu'il retrouve pour Del flamenco a Lorca.

Il signe  décor et lumières de La Musica de Marguerite Duras par Anatoli Vassiliev, et éclaire deux volets des singulis de la Comédie-Française : Les fous ne sont plus ce qu'ils étaient de Raymond Devos par Eliot Jennicot, et Grisélidis de Grisélidis Réal, de et par Coraly Zahonero. Il a conçu les lumières de Pièces de guerre d'Edward Bond par Gilles David, qu'il a retrouvé pour les lumières de La demande d'emploi de Michel Vinaver.

Il a par ailleurs mis en scène L'intervention de Victor Hugo, Bouli redéboule de Fabrice Melquiot, Poil de carotte de Jules Renard, Les cuisinières de Goldoni, dont il signe également décor et lumières, ainsi que pour un montage de quatre pièces de René de Obaldia.